Ville en pleine expansion, ( 200 000 hb ) Baher Dar fait parti des circuits touristiques. Ancien village de pécheurs et de chasseurs, la cité est devenue un important centre commercial ( échange avec les caravaniers)  puis  plus tard, la capitale de la région d’Amhara. De plus, la ville jouit de sa situation privilégiée sur les rives du lac Tana.
Après plusieurs nuits de bivouacs nous nous faisions une joie de séjourner “enfin” dans un hôtel, de surcroit 5 étoiles, de prendre une vraie douche, de recharger les batteries... bref de nous refaire une santé. Oublions tout cela ! l’électricité de l’hôtel est fournie par un groupe électrogène qui ne fonctionne qu’à certaines heures de la soirée, sous la douche il n’y a qu’un mince filet d’eau, la baignoire est réparée avec du scoth... mais en revanche, les moustiques eux sont bien présents et l’on dort les fenêtres fermées.
Cependant, nous avons été accueillis par des gens d’une très grande gentillesse qui ont su nous faire oublier ces quelques petites déconvenues. Bien au-de là de la courtoisie professionnelle, les personnels de l’hôtel nous ont aidés en faisant, il est vrai beaucoup de vent pour peu d’effets. Mais n’est ce pas ce qui fait le charme de ces établissements ?
Nonobstant les excursions sur le lac, un tour dans le centre ville notamment au grand marché n’est pas inintéressant. Nous sommes parti seul, en immersion complète. Rien n’a craindre de la part des Ethiopiens. Même dans des endroits qui pourraient sembler plus ou moins glauques, nous n’avons ressenti aucun sentiment d’insécurité. Des gamins parlant un anglais approximatif se sont proposés comme guide et on peut leur faire confiance. Ils nous ont emmener dans le grand marché. Sous de grandes toiles, les marchandises de toutes sortes attendent un départ pour la Somalie ou encore vers le sud du pays. Baher Dar est une plaque tournante de l’économie nationale.
Lors de notre retour vers l’hôtel, nous avons été interpellé par le fils aîné d’une famille Musulman pour partager un thé. Devant la maison, sur le trottoir, la famille s’était réunie pour la fête. L’un des frères venait de sacrifié le mouton. Le fils aîné nous a présentés à sa mère, une femme de 105 ans. Une exception quand on sait que l’espérance de vie des Ethiopiens est de 45 ans seulement.
 
Après avoir pris congé, nous avons poursuivi notre chemin. Au coin d’une rue, un 4x4 Toyota flambant neuf était stationné. Quel décalage !
 
A partir du centre ville pour rejoindre les hôtels qui sont situés sur le bord du lac, ont peut emprunter la promenade qui longe le lac. Si non prenez donc un taxi local, sorte de Vespa à trois roues : les sensations sont garanties.
Baher Dar et son marché
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