Dans un contexte ou, même le Dakar, déserte ( !) le continent africain pour cause d’instabilité et d’insécurité, nombreux sont les baroudeurs et autres aventuriers à s’interroger sur les terres d’accueil ou ils pourront assouvir leur passion, tout en limitant le risque de prendre une roquette ou un kamikaze, sur le coin de leur nez d’infidèle.
En bref, les territoires où il fait bon rouler sur l’immensité de l’horizon et se livrer sans réserve à l’ivresse des grands espaces dans la plus totale liberté et dans une relative sécurité, se réduisent comme peau de chagrin. Bien sûr, il existe, en Europe du sud et de l’est, des terrains à l’accueil chaleureux et aux décors magnifiques. Cependant, pour ma part, je trouve qu’il y manque quelques composantes essentielles comme la chaleur, le soleil et surtout le sable, annonciateur d’immensité, d’horizons infinis, en un mot, de liberté.
Alors, après avoir parcouru en tous sens le nord du continent africain et, partout, avoir ressenti cette pression, cette sourde menace terroriste, à travers des mesures de circulation de plus en plus restrictives, des contrôles de plus en plus pesants, voire parfois menaçants, des bulletins alarmistes annonçant tantôt des attentats, des enlèvements ou autres prises d’otages, j’ai décidé de porter mes pas ailleurs, plus au sud et soyons précis, franchement au sud du continent Africain.
Oh, cette position, n’est pas récente. Car c’est dès 1995, que j’ai découvert ces terres sauvages et chaleureuses à la fois, ou chaque instant est l’instant d’un évènement, d’une rencontre avec des gens fiers mais souriants, pauvres mais accueillants, ou avec cette faune sauvage que j’ai appris à aborder avec bonheur.
Alors, après une longue période d’activité fébrile, qui m’a éloigné de ce que j’appelle « mon paradis », j’ai décidé de renouer avec l’authenticité de l’Afrique et de me ressourcer dans ce qui est devenu « mon Kalahari et mon Okavango » : au Botswana.
Le Botswana est un pays peu connu et pourtant c’est sûrement un des pays référence sur le continent africain. D’une superficie de 581 730 km² (un peu plus que la France), le Botswana ne possède que 1,6 million d'habitants. L'ancien Bechuanaland, cet ex- protectorat britannique, a conquis pacifiquement son indépendance en 1966. Il bénéficie depuis lors d'un régime démocratique et d'un système sanitaire, éducatif et social sans aucun autre équivalent sur le continent. Ici ; la corruption n’existe pas et, malgré la pauvreté de la plupart des gens – nous sommes tout de même en Afrique – on ne rencontre pas la mendicité et le commerce s’opère dans un contexte exempt de cette duplicité malsaine du nord. Le Botswana attire surtout les voyageurs amoureux de ses grands espaces de désert et de savanes et, pour qui, la beauté des étendues désertiques, la richesse inouïe de la faune, de la flore et des traditions locales sont des valeurs essentielles à la réussite d’un beau et inoubliable voyage.