Le village de Lalibela se situe dans la région Amhara à 2630 mètres d’altitude. Ce haut lieu religieux est également nommé la nouvelle Jérusalem. Ville sainte des Chrétiens Ethiopiens, Lalibella est réputé par ses églises monolithiques creusés dans le roc. La plus célèbre est l’église Saint Georges, ciselée dans la montagne. Contrairement à l’Europe ou les bâtisseurs ont construit des cathédrales, les Chrétiens d’Ethiopie ont conservé le culte du secret et du mystère en imitant les premiers chrétiens qui survécurent dans les catacombes. Oeuvre des tailleurs de pierres, un labyrinthe permet d’atteindre le lieux sacré. En contre-bas, il y a un bassin où les femmes stériles sont supposé devenir féconde.
Sur les croix, point de crucifié car la crucification est signe de joie, signe de vie par la rédemption et résurrection.
Une corne d’appel résonne. Les fidèles se rassemblent. Les prêtes entâmes alors leurs incantations liturgiques tirées de l’ancien testament dans des idiomes connus d’eux seuls. Pour le fidèle, l’important n’est pas de prier mais d’être présent. ( 5 ans de prières sont monnayées pour obtenir une bonne récolte à ce que l’on dit ).
La nouvelle Jérusalem aurait également son Jourdain et son mont Sinaï.
Dans le village où l’on peut croiser quelques touristes, la vie coule paisible. Les garçons jouent au football et connaissent Zidane ! L’un d’eux nous entraîne vers sa maison, une simple cahute circulaire. Devant la porte, les femmes préparent le dîner : Bérbéré, Teff (au gout légèrement acide ), Kiffto. En nous voyant, elles sourient. Le gamin nous pousse à l'intérieur de l'unique pièce. L'endroit est incroyablement sombre et nos yeux mettent quelques secondes à s'habituer à cette obscurité soudaine. Deux ou trois paillasses à même le sol, un coffre sur lequel une jeune fille est assise.
Nous redescendons vers l'hôtel où nous attend notre guide.
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