Destination : Kalahari.
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Allez, je vous emmène… Récit :
 
Quand la porte de l’avion de la Botswana Airlines, qui nous a amené depuis Johannesburg, s’ouvre, toute l’atmosphère propre au sud Africain s’engouffre et nous absorbe d’un coup. La senteur du bush faite d’effluves d’herbes sèches, d’acacias, d’eucalyptus et de fine latérite nous enveloppe et, réveillant nos chromosomes de voyageurs, nous incite à partir à la découverte des grands espaces que nous venons de survoler. La température est assez élevée, car en novembre c’est la fin du printemps et le début de la saison des pluies. Cependant, il fait bien sec, rappelons nous que nous sommes aux portes du grand désert de Kalahari. L’air contient peu d’humidité et demeure très agréable.
 
Dans la toujours surprenante mais traditionnelle indolence Africaine, nous expédions les formalités administratives et prenons possession de nos compagnons de piste : des Toyota Hi-Lux D4D de dernière génération. D4D ? Donc diesel ! C’est bien la première fois que je me trouve à conduire un diesel dans ce pays. J’ai un affreux doute quant au ravitaillement, mais le responsable de l’agence de location me rassure : il y a du diesel partout maintenant et avec les deux réservoirs dont sont équipés les voitures, l’autonomie annoncée (et vérifiée plus tard) est de plus de 1000 kilomètres en conditions difficiles. Il y a encore 3 ans, les mêmes Hi-lux équipés du moteur 2.7l essence et des deux mêmes réservoirs ne pouvait guère envisager des étapes dans le sable de plus de 750 kilomètres. C’est donc une bonne nouvelle que nous accueillons avec joie, et, tandis que l’appel de l’aventure nous presse, nous effectuons rapidement les achats de vivres et d’eau nécessaires aux premiers bivouacs et nous mettons le cap au 300 : direction le grand, le beau, le magnifique, le merveilleux Kalahari.
 
Destination : Kalahari.
 
Mais d’abord, il faut s’éloigner de la capitale et pour ça nous entamons une liaison routière de 400 km qui nous mène au premier bivouac. Puis, une jolie piste plein nord, large et sableuse, qui nous mène au portes du Kgalagadi Transfrontier Park et plus précisément à celles de la réserve de Mabuasehube, ou les choses sérieuses vont enfin commencer.
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