Berceau de l’humanité, l’Ethiopie offre des paysages extraordinaires et grandioses qui ne ressemblent à nul part ailleurs. Juchés de 2000 à 3 000 mètres d’altitude, les immenses hauts plateaux morcelés par de profondes failles et le grand “Rift” laissent découvrir des vallées verdoyantes.
Digne et généreux, les Ethiopiens sont beaux, racés. Face à l'étranger, leur douceur et leur sourire vrai surprend.
Mais il n’ y a pas de miracle, ce pays ravagé par la guerre et dévasté par la famine est l’un des plus pauvre du monde. Dépourvu ou presque d'infrastructures touristiques, voyager en Ethiopie reste ainsi une grande aventure.
Située à la pointe orientale de l’Afrique, sans aucune ouverture maritime, l’Ethiopie est enclavée au Nord et à l’Est, entre le Soudan, l’Erythrée et à l’Ouest par la Somalie. Heureusement, ses frontières communes avec la petite république de Djibouti ( à l’Ouest ) et avec le Kenya ( au sud ) lui offrent un débouché sur le monde. Ce n’est que par ces deux accès que nous, voyageurs occidentaux, pouvons entrer, sans courir de danger ( par voie terrestre ) dans ce merveilleux pays qui nous fera tomber sous son charme. Car, si l’on ne peut nier la misère dans laquelle vit une partie de la population, l’image de l’Ethiopie ne se résume pas à celle souvent injuste présentée par les médias. Toutefois, on ne peut s’interdire de se poser quelques questions quand on voit par exemple, ces carcasses de chars dominant une vallée verdoyante où l’on cultive le café ou quand on croise par ailleurs, une colonne d’engins de guerre ( modernes ) montant vers le nord. Mais laissons là ces considérations tout comme notre mentalité d’européens. Nous sommes en Afrique, avec toutes ses splendeurs, ses cultures, ses coutumes ainsi que parfois ses contradictions.
De la frontière djiboutienne, nous avions prévu de traverser le Danakil, l'un des plus beaux déserts du monde, mais nous avons été mis en garde par les autorités et les militaires stationnés à Djibouti. Quelques jours auparavant, ( mai 2009 ) le véhicule d’un groupe d’Italiens avait sauté sur une mine et des groupes de pillards en provenance de la Somalie étaient encore signalés dans la région. De ce fait, nous avons préféré tirer plus au Sud en contournant le Danakil pour nous diriger sur Lalibela en passant par Degan puis Dessié.
Passé la frontière, la route 8 ( qui succède à la N1 coté Djibouti ) est un l’un des principaux axes de ravitaillement du pays. Le trafic des camions lourdement chargés est intense en direction d’Addis Abeba.
Les paysages tout au long de cette route s’avèrent variés à l’infini. Passé la frontière, c’est l’aridité désertique qui domine. Les caravanes de chameaux se succèdent. La route ne grimpe pas encore mais sur notre gauche les hautes falaises d’origine volcanique sont présentes. Les choses sérieuses commencent vers Logia. 200 mètres de dénivelé sur à peine quelques kilomètres. Mais ce n’est rien en regard de ce qui nous attends ! Peu avant Degan, les lacets se succèdent et nous arrivons a presque 1600 mètres d’altitudes. Les chameaux ont disparus et se sont des ânes qui transportent les marchandises des paysans. Nous faisons une halte pour admirer paysage incroyablement beau.