Situé à 2 kilomètres de la ville de Wadi Mousa, ( environ à 200 km au sud d'Amman ) le site de Pétra s’étend sur plus de 45 km2. Ce site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.
A l’époque de sa construction, vers la fin du VIII siècle avant J.C., Pétra aurait été la nécropole des Nabatéens avant de devenir une grande citée commerçante.
En effet, située au carrefour des routes reliant la Méditerranée à l’Arabie, Petra prospère grâce aux passages des nombreuses caravanes transportant les épices et l'encens et autres marchandises précieuses entre l'Egypte, la Syrie, L'Arabie et les ports méditerranéen. Grâce à cette situation géographique mais également à la topographie de la vallée, une forteresse naturelle dissimulée entre des rochers aux parois abruptes de 200 mètres de hauteur et accessible seulement par un canyon d'environ 1,5 kilomètre de long à l'Est ou, par un étroit sentier au Nord Ouest, Pétra devient un important centre commercial. Peu à peu les Nabatéens se sédentarisent et habitent la cité. Ils conçoivent un système de de captages, de canalisations et de rigoles qui permet d'amener l'eau indispensable jusqu'au coeur de la citée troglodyte. La ville aurait atteint son apogée en 50 et aurait compté jusqu'à 20 000 habitants. A la suite de plusieurs tremblements de terre ( 363, 419, 551...) mais également en raisons des occupations successives pendant le moyen-âge ( chrétien puis islamique ), la citée est peu à peu abandonnée par ses habitants. Pétra tombe alors dans l'oubli
En 1812, Jean Louis Burckhardt découvre la citée oubliée. Quelques années plus tard un groupe de chercheurs entreprend des fouilles mais ce n'est que vers 1930 que Petra deviendra un lieu de pèlerinage puis un site touristique.
L’entrée du site est payant ! Passé les guichets, on y accède par un large chemin longeant les enclos à chevaux. Celui-ci permet d’atteindre le Siq, un défilé entre des falaises de cent mètres de hauteur. Régulièrement, des “Bétyles” stèles en relief représentent les dieux vénérés par les nabatéens souligne le caractère religieux de ce passage en plus de sa fonction de voie de communication. Nous sommes dans un monde minéral aux couleurs fantastiques, ocre, jaune, brun, noir et parfois bleu... Par endroits, la roche est sculptée par l'érosion. Enfin, le Siq débouche sur une grande place et l’on découvre le trésor de Pétra.
Al Khazneh
Al Khazneh est un temple enserré dans la paroi d’une immense falaise de gré rose. Des symboliques funéraires tendent à prouver qu’il s’agit plus d’un tombeau ou d’un mausolée royal que d’un lieu de prières. Mais peu importe, le spectacle offert par cette façade qui s’illumine sous la lumière du matin est absolument somptueux. Cette façade majestueuse a inspiré le dessinateur Hergé.
Nous continuons la visite du site en empruntant la rue principale de la citée oubliée. La rue débouche sur un vaste étendue. Sur la gauche, le théâtre antique qui pouvait y accueillir plus de 3000 personnes ! Pour les plus courageux, il faut pousser jusqu’au temple.