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Savuti :
le territoire des pachydermes.
Après Moremi, nous nous sommes dirigés vers le Chobe national park, et pour commencer le secteur de Savuti. A la base, il s’agit d’une zone marécageuse alimentée par la rivière Khwaï. Depuis quelques mois, le pont du village de Mababe – non, ce n’est pas celui du film, la rivière non plus d’ailleurs – est démoli et, d’après les locaux, le gué infranchissable. Il faut donc, en hors piste, partir à la recherche d’un passage entre rivière et marécages. Un grand moment de bonheur au milieu d’une faune aussi riche et variée qu’à Moremi mais dans un contexte réellement sauvage.
 
A Savuti, c’est le royaume des éléphants. D’ailleurs dès qu’on approche de ce secteur, la dégradation de la végétation, démontre, s’il en est besoin, l’énorme prédation végétale dont les éléphants sont à l’origine. Les arbres sont presque tous étêtés – les éléphants préfèrent les feuilles tendres du sommet – les arbustes arrachés et, il n’est pas rare de devoir contourner un arbre entier abandonné là par les pachydermes. Pas étonnant, qu’il existe une rivalité ancestrale entre les agriculteurs et les éléphants. Ces derniers n’hésitant pas à couvrir de longues distances pour trouver de nouvelles ressources alimentaires, et dans ce cas, les champs cultivés sont leur providence.
Le parc de Chobe est connu pour recenser plus de 70.000 têtes.
 
Le bivouac dans Savuti est un grand moment. Dès que le feu du campement est éteint, les visites commencent. Sans parler des oiseaux et des rongeurs, ce sont d’abord les hyènes qui viennent finir les restes et inspectent le campement. Ensuite ce sont les lions, souvent les jeunes, qui leur disputent la place et souvent s’installent pour flemmarder un peu. Ainsi, Sébastien qui dormait sous sa tente, a-t-il eu de la compagnie une partie de la nuit, appuyé sur lui, seulement séparé par la mince paroi de tissu. Françoise et Clément n’avaient monté que la première tente, vous savez celle qui est juste en toile de moustiquaire. Alors, Françoise a eu la frayeur de sa vie quand la hyène, qu’elle voyait bien, forcément, est venue sentir ses pieds qui touchaient la paroi… Non, non t’inquiète pas patron ; la hyène pas manger l’homme ! Les éléphants viennent aussi pour voir ce drôle de truc qu’est un campement, ou parce que c’est près de leur passage habituel. Pour éviter tout problème avec eux, il faut laisser tous les produits alimentaires dans les voitures et n’en garder aucun sous la tente. Même les cosmétiques doivent être bannis de la tente, car un de ces bestiaux attiré par une odeur appétissante, n’aura cure de mettre le campement à sac pour trouver son bonheur.
Oh, oui ! Un grand moment, ce bivouac.
 
La Chobe River.
 
Au nord du Chobe national park, se trouve la rivière Linyanti qui se transforme et devient la rivière Chobe. Elle forme la frontière naturelle entre le Botswana au sud et la Namibie au nord. C’est encore une zone incroyablement peuplée d’animaux que l’on visitera de deux façons. La manière terrestre d’abord, en route vers Kasane ou nous emprunterons les pistes les plus proches de l’eau, en devant parfois, se frayer un passage au milieu des centaines d’éléphants qui se trouvaient là ce jour là. Ensuite, nous utiliserons un bateau pour aller à la rencontre des animaux depuis l’élément liquide. Une manière différente qui permet une approche plus facile de certaines espèces : hippopotames et crocodiles en tête.
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